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Le parc régional des Causses du Quercy
abrite quelques joyaux naturels. Mais la nature
n'est pas figée. Elle évolue au
gré du temps, de son occupation, de son
exploitation par l'Homme. Sachant qu'il vaut mieux
prévenir que guérir, et alors que le
parc naturel régional des Causses du Quercy
devrait connaître une augmentation de
l'affluence touristique dans les prochaines
années, le conseil général a
souhaité délimiter et créer
des espaces naturels sensibles. Ils seront pour
l'instant au nombre de deux:
- les vallées de l'Ouysse-Alzou ;
- le massif de la Braunhie.
Un autre pourrait naître sur la
lancée :
le site de Marcilhac-sur-Célé. Lors
de la signature de convention, dernièrement
à Labastide-Murat, il a bien
été précisé que ces
espaces n'avaient rien d'une réserve
d'Indiens, d'un écrin plongé dans de
l'éther.
« Le patrimoine qu'il nous appartient de
sauvegarder ne se résume pas à celui
d'une nature sauvage ou à celui de quelques
sanctuaires: il est celui d'un équilibre
patiemment façonné entre l 'homme et
la nature, et la haute valeur d'héritage que
constitue cet équilibre chaque fois qu'il
permet d'abriter des espèces rares ou de
mettre en valeur un événement
paysager majeur », résume Jean Milhau,
président du conseil
général.
DES BORNES DÉCOUVERTE
Dans la magique vallée de l'Alzou, plus
qu'ailleurs sans doute, on sait que « les
risques de dégradation ou d'appauvrissement
par abandon, défaut d'entretien ou conflits
d'usage, imposent la mise en oeuvre de projets
d'ensemble ne négligeant aucun des aspects
écologiques, paysagers, humains, afin de
restaurer un équilibre sur le long terme
», estime-t-on du côté du conseil
général.
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Les
vallées de l'Alzou-Ouysse deviennent des
espaces naturels sensibles reconnus
En concertation avec les habitants
concernés, et tout particulièrement
les agriculteurs, des actions seront
contractualisées pour la sauvegarde et la
mise en valeur de ces deux sites.
Concrètement, ce sont près de 13
MF qui vont être investis sur 5 ans.
Pierre Guinot-Deléry, préfet, a
insisté sur le rôle financier de
l'Europe pour la mise en place de ce programme. La
région, le département, le parc
régional ont mis aussi la main à la
poche. Le rôle de gestionnaire comprenant
animation sur le terrain, conduite technique des
opérations, coordination des intervenants,
est confié au parc régional qui
travaille déjà activement sur les
périmètres concernés, soit
à travers l'exhumation des lacs
Saint-Namphaise (sur la Braunhie), soit dans le
nettoyage de l'Alzou.
L'aspect touristique est pris en compte par ce
contrat. Un tourisme à vocation
pédagogique, respectueux du site.
C'est dans cette perspective que les deux
espaces naturels sensibles retenus seront
équipés de bornes
numérotées et discrètes sur
lesquelles les promeneurs pourront déposer
des fiches préalablement demandées
dans les offices de tourisme.
L'action du parc régional entre
véritablement dans une phase active,
perceptible du grand public.
Jean-Louis
BARRÈRE.
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